Assise en face de moi dans ce train bondé, je ne voyais qu’elle ! J’ai été attiré par sa longue chevelure soyeuse et bien entretenue, et de là où j’étais, je sentais une odeur douce et suave à la fois, une de ces odeurs divines qui vous poussent à vouloir vous approcher pour vous y baigner complétement !

Elle tenait entre ses mains un roman qui semblait l’avoir aspirée, elle n’était pas dans ce train avec les autres, le vacarme ambiant ne l’importait pas, elle était ailleurs, j’ai tenté d’attirer son attention en faisant tomber intentionnellement mon téléphone au sol, mais imperturbable, elle est restée concentrée et continuait à lire avec un léger sourire aux lèvres, et plus je la regardais, plus elle semblait s’éloignait de moi. Je voulais la retenir.

J’avais l’impression de courir vers elle, mais elle ne semblait pas disposée à revenir parmi nous ! Alors je suis resté assis, tétanisé, j’imaginais des scénarios qui me permettraient de l’approcher, de lui dire que j’existe, que j’étais là !

Si seulement elle daignait lever les yeux pour les poser sur moi, j’ai mendié un regard, juste un, j’étais déjà à sa merci alors qu’elle ne savait rien de moi !

J’observais, en silence et avec minutie, tout son être, je voulais, avant qu’elle ne disparaisse, en savoir plus sur elle, il me fallait quelque chose à quoi me raccrocher, un détail qui me permettrait de l’identifier !

Mes yeux se perdaient jusqu’à ce qu’ils s’arrêtent sur le pendentif qu’elle portait au cou et sur lequel je pouvais lire trois lettres « Béa » 
A suivre…